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NBA : Les Lakers face au reste du monde pour le sprint final

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NBA : Les Lakers face au reste du monde pour le sprint final

À seulement deux encablures de la fin de la saison régulière 2025/26, la NBA retient son souffle. Après un vendredi soir marqué par une hécatombe d’absences — pas moins de 168 joueurs sur la touche, dont les candidats au MVP Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokic — le rideau s’apprête à tomber sur l’une des courses aux playoffs les plus indécises de la décennie. Alors que le dimanche 12 avril marquera le dénouement pour les 30 franchises, les regards se tournent vers une Conférence Ouest où le sang-froid sera la ressource la plus précieuse.

Les Lakers, une proie facile ou un piège de printemps ?

Le constat de JJ Redick est sans appel : tout le monde veut affronter les Lakers. L’entraîneur de Los Angeles, lucide face aux difficultés physiques de son effectif, sait que son équipe porte une cible dans le dos. Malgré une saison en dents de scie, les Angelinos restent sur le fil du rasoir pour sécuriser une place en Play-in ou arracher un ticket direct. L’enjeu des deux derniers matchs est colossal : éviter l’élimination précoce alors que la concurrence semble percevoir une vulnérabilité inédite chez les Or et Pourpre.

Historiquement, parier contre LeBron James en avril a souvent été une erreur coûteuse, mais la dynamique actuelle inquiète. Sans une montée en puissance immédiate lors des ultimes confrontations de ce week-end, le spectre d’une sortie de route avant même le premier tour devient une réalité tangible. La gestion de l’infirmerie sera le facteur X, alors que la ligue sort d’une journée de repos forcé pour ses plus grandes stars.

L’émergence des Spurs et la hiérarchie de l’Est

À l’autre bout du spectre, les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama ne sont plus de simples figurants. Avec le franchissement du seuil des 65 matchs par le prodige français, sa candidature aux distinctions individuelles est validée, mais c’est surtout la forme collective des Texans qui surprend. Leur adresse extérieure retrouvée et la domination de « Wemby » dans la raquette transforment les Spurs en arbitres de luxe pour cette fin de saison. Ils pourraient bien jouer les trouble-fête pour les équipes cherchant à stabiliser leur classement.

Pendant ce temps, à l’Est, le paysage s’éclaircit. Les Boston Celtics ont envoyé un message fort en égalant le record NBA de 29 paniers à trois points pour verrouiller la deuxième place de la conférence. Si Boston semble prêt pour la bataille, l’incertitude plane toujours sur Philadelphie. Joel Embiid, tout juste sorti de l’hôpital mais sans calendrier de retour précis, laisse les Sixers dans un flou artistique qui pourrait redéfinir les affrontements du premier tour. Ce dernier week-end de compétition ne sera pas une simple formalité, mais un véritable prélude aux hostilités du postseason.