Bilan Foot : Le Brésil de Vini Jr rayonne, séisme en Corée
Salut à toutes et à tous ! On se retrouve pour notre tour d’horizon hebdomadaire de la planète football. En ce jeudi 25 juin 2026, l’excitation est à son comble alors que la phase de groupes de la Coupe du Monde livre ses derniers verdicts. Entre démonstrations de force, choix tactiques qui font jaser et légendes qui étirent le plaisir, la semaine a été riche en enseignements. Attachez vos ceintures, on débriefe les tendances lourdes du moment.
La Seleção en patronne, le Mexique en fête
Le grand enseignement de cette semaine, c’est que le Brésil n’est pas venu pour faire de la figuration. Portée par un Vinícius Júnior absolument intenable, la Seleção a balayé l’Écosse (3-0) pour s’adjuger la première place du Groupe C. Vini Jr. s’impose comme le candidat naturel au titre de meilleur joueur du tournoi, dictant le tempo et brisant les lignes adverses avec une facilité déconcertante. Pour l’Écosse, c’est la douche froide : les espoirs de la Tartan Army ne tiennent plus qu’à un fil, illustrant l’écart abyssal qui sépare encore le gratin mondial du reste du peloton.
Parallèlement, le Mexique continue son parcours sans faute. Sa victoire 3-0 contre la Tchéquie a été marquée par un moment de pure émotion : l’entrée en jeu à la 78e minute de l’éternel Guillermo Ochoa. À 40 ans, le portier légendaire a pu savourer la qualification des siens pour les huitièmes de finale. Le Mexique dégage une sérénité impressionnante et semble prêt à briser son plafond de verre historique dans cette compétition.
Séisme tactique et exploits inattendus
La grosse surprise de la semaine nous vient du Groupe de la mort, où l’Afrique du Sud a créé la sensation en renversant la Corée du Sud. Cette victoire permet aux Bafana Bafana de se hisser en phase à élimination directe, un exploit que peu d’observateurs avaient anticipé. Mais au-delà du score, c’est la crise interne chez les Guerriers Taeguk qui choque la planète foot. Le sélectionneur Hong Myung-Bo a tenté un pari fou en laissant son capitaine et star absolue, Son Heung-Min, sur le banc au coup d’envoi. Un « gamble » qui a tourné au fiasco total, laissant la Corée du Sud au bord de l’élimination précoce. Les critiques sont acerbes et l’avenir du coach ne tient plus qu’à un miracle.
Pendant ce temps, le Maroc affiche une confiance débordante. Mohamed Ouahbi a envoyé un message clair : ses joueurs possèdent tous les ingrédients pour devenir les premiers champions du monde africains. Après leur épopée de 2022, les Lions de l’Atlas ne se voient plus comme des outsiders, mais comme des prétendants sérieux. Cette montée en puissance du football africain et les déboires des puissances asiatiques marquent un tournant majeur dans la hiérarchie mondiale de cet été 2026.
Gestion de groupe et coulisses du mercato
Du côté des États-Unis, l’heure est à la stratégie froide. Mauricio Pochettino a confirmé qu’il ne prendrait aucun risque pour le match crucial contre la Turquie ce jeudi. Avec quatre joueurs cadres sous la menace d’une suspension en cas de nouveau carton jaune, le technicien argentin a choisi de faire tourner son effectif. C’est un test de profondeur pour la Team USA : peuvent-ils maintenir leur niveau de jeu sans leurs piliers ? La réponse nous donnera un indice précieux sur leurs ambitions réelles pour la suite du tournoi.
Enfin, même en plein Mondial, le marché des transferts continue de s’agiter en coulisses. On a appris cette semaine que l’AC Milan a fermement repoussé les avances du NYCFC pour Christian Pulisic. Malgré l’attrait d’un retour en MLS pour la star américaine, le club italien compte plus que jamais sur lui pour la saison prochaine. C’est un signal fort envoyé par les Rossoneri : Pulisic reste une pièce centrale de leur projet européen, peu importe les sirènes américaines.
À surveiller la semaine prochaine
Le programme s’annonce dantesque. Nous suivrons de très près l’issue du match USA-Turquie pour voir si le pari de Pochettino s’avère payant. Mais surtout, le début des huitièmes de finale va faire grimper la pression d’un cran. Le Brésil confirmera-t-il son statut de grand favori ? Le Maroc passera-t-il des paroles aux actes ? Et surtout, verrons-nous la fin d’un cycle pour certaines nations historiques déjà en difficulté ? Le football ne dort jamais, et la semaine prochaine s’annonce décisive pour l’histoire de ce sport.